La dramaturgie des friches industrielles: le tissage.

Publié le par Théâtre du Royaume d'Evette

 

 

A l'abri sous une cabane, un âne et une chèvre observent placidement les spectateurs qui arrivent par petits groupes. Les lamas toisent l'intrus. Les lapins blottis au fond de leur cage n'en pensent pas moins. Il pleut, le temps est froid. Les cerfs rassemblés sous un bosquet se tiennent à distance.

Les spectateurs s'arrêtent sous un appentis, une scène s'y tient entre tas de bois, barbecue, tuyau d'arrosage , bouteilles de gaz, pots de peinture.  Puis ils accèdent à une petite salle chauffée où ils s’assoient sur les des bancs. Du bois partout, sauf sur le sol en béton. Une batterie, des guitares au mur, une sonorisation, des écrans d'ordinateurs. Les comédiens jouent sur un espace grand comme la main (celle de Gargantua). La proximité avec le public est totale. Ensuite, ils gagnent un ancien atelier, très haut et très long. Un large escalier mène à l'étage. Une trentaine de motos suivent d'un oeil éteint la scène qui se déroule à côté des établis et des outils. Personne ne remarque les fantômes des ouvrières assises alentours qui regardent avec étonnement de curieux guerriers se livrer à une bataille de mots étranges.

Sur une porte, des chiffres à demi-effacé, tracés à la craies : tant de dindes, tant de visons, tant de ...(illisible). C'est qu'après les métiers à tisser le bâtiment a abrité un élevage de visons et sans doute de volailles.

 

théâtre amateur belfort

Publié dans Dramaturgies

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